Tuesday, April 26, 2011

L’ONU DOIT DEDOMMAGER LES VICTIMES DU CHOLERA ET L’ETAT HAITIEN POUR LE TRAITEMENT DES SEQUELLES A LONG TERME.

EN HAITI, LE VACCIN CONTRE LE CHOLERA DEVRAIT ETRE CONSIDERE DANS UN CADRE PREVENTIF NON DEFINITIF.

Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë causée par la bactérie Vibrion cholera. Il existe différents types de Vibrion cholera, mais en Haïti cette contamination était quasiment inexistante dans les décennies antérieures.

Aujourd’hui, la population haïtienne est malheureusement frappée par la forme la plus meurtrière de la maladie attribuée aux troupes népalaises, membres des Nations Unis en Haïti.

Le bacille choléra 01 est exactement le même qui sévit depuis le mois de septembre 2010 au Népal. Or les soldats népalais sont arrivés en Haïti au mois d’Octobre 2010. Si nous considérons avec soin l’incidence des premiers cas virulents du cholera enregistrés aux environs du camp des troupes népalais, il ressort avec évidence que ces derniers sont à l’origine de ce fléau.

Il n’est pas non plus sans intérêt de noter que le  Professeur Piarroux dans son rapport commandité par le ministère français des affaires étrangères a écrit : “ La mission d'investigation révèle le caractère sévère et inhabituel de cette épidémie dont l'origine importée ne fait aucun doute. Elle a démarré aux abords du camp de la Minustah.

Le Ministère des affaires étrangères français a d’ailleurs demandé au scientifique, selon une information publiée par le journal “Le Monde”, “de s’abstenir de tout commentaire public”, car le gouvernement Haïtien ne souhaite pas mettre l’ONU en difficulté.


Lors de son récent  passage à Washington, le président élu Michel Martelly a au cours d’un briefing, déclaré avoir plaidé en faveur d’une campagne de vaccination contre le cholera en Haïti. Nous ne condamnons pas cette plaidoirie mais tenons à nous assurer que les experts de la santé de l’équipe qui l’accompagne lui a fait clairement comprendre que la vaccination n’est qu’une solution temporaire et superficiel. Qu’il faudra par conséquent concentrer la plaidoirie sur les solutions radicales et à long terme.

Etant donné l’urgence de la situation haïtienne et la virulence de la bactérie du cholera qui tue nos concitoyens, la vaccination peut s’avérer nécessaire pour diminuer le nombre de mortalité. Mais nous tenons à insister sur le fait que la vaccination ne devrait être envisagée qu’en tant que mesure de lutte complémentaire, non de solution définitive.

Les autorités concernées devraient plutôt se concentrer sur la distribution d’eau saine et de meilleures conditions sanitaires pour contourner cette épidémie en Haïti.

Une simple visite dans les marchés où s’approvisionnent la majorité des haïtiens en produits alimentaires et de premières nécessités suffit pour se convaincre de l’urgence d’une campagne sanitaire en vue de promouvoir le bien fondé d’un environnement sain.

Le niveau d’hygiène en Haïti nécessite une amélioration importante si nous souhaitons combattre cette épidémie. Il faudra doter le pays de sources fiables d’eau potable accessible à toutes les couches de la société. Il faudra également une mobilisation sociale sur tout le territoire national en vue de promouvoir le changement de comportement de nos citoyens : faire comprendre à l’haïtien que la saleté contrairement à ce qu’il croit, tue davantage le noir que les loups-garous, la magie noir   Ajouter à tout cela, il sera important d’instaurer des toilettes sanitaires sur les lieux publiques, les marchés,  ainsi que dans les commerces privés principalement les magasins du centre-ville.

Les moustiques, les mouches, les détritus sont autant de problèmes critiques à aborder pour court-circuiter la propagation du cholera et d’autres maladies endémiques qui sévissent en Haïti depuis des décennies et assainir du même coup le pays.

Compte tenu de son résultat éphémère et du coût très élevé qui lui est attribué, une campagne de vaccination contre le cholera en Haïti est à repenser. De plus selon l’organisation Mondiale de la Santé, la vaccination peut donner un faux sentiment de sécurité aux gens vaccinés et aux autorités de santé.

Quant on considère la réalité de la société haïtienne, nous pouvons dire que le défi est de taille et très couteux, surtout pour une population qui associe le mot vaccin ä une immunisation radicale. Or nous savons bien que tel n’est pas le cas pour le vaccin associé à la bactérie Vibrion cholera.

D’ailleurs, deux doses s'avèrent nécessaires pour une protection de 3 à 6 mois. Et pour un cout situé entre $35 à $40 par dose pour une population de 10 millions d’habitants, une campagne de vaccination contre le cholera remontera entre $700 à $800 million de dollars. Ce n’est pas tout, car à cela il faut ajouter le coût de la vraie solution au problème du cholera. Celle qui mettra fin à la menace d’une endémicité cholérique en Haïti.

Dans son projet de lutte contre le cholera en Haïti, le président élu doit à tout prix prioriser :

L’approvisionnement en eau potable (chloration de l’eau, points d’eau protégés, système adéquat d’évacuation des eaux usées), l’assainissement et l’hygiène, le contrôle des latrines, des trous à ordures, des marchés publics y compris les magasins privés, la sensibilisation et la participation active de la population dans des campagnes sanitaires.

L’équipe de santé du futur gouvernement doit écrire et suggérer un programme d’éradication efficient, capable d’enrayer la maladie. Nous ne voulons pas d’une soi-disant solution à faire dormir les crédules. La vie de nos concitoyens est trop précieuse pour l’hypothéquer au prix d’une issue peu couteuse.

Les séquelles de cette contamination doivent être gérées de façon responsable et radicale parce que la durée pour une éradication du vibrion cholera peut aller au delà de plusieurs décennies.

Les troupes des nations unis étant à l’origine de cette épidémie, il leur revient de payer pour son éradication. Par conséquent, nous suggérons la création d’un fond de dédommagement  approvisionné par la Minustha pour les familles victimes de cette maladie et l’état haïtien en vue de contourner cette infection à long terme.

Pour traiter efficacement le fléau du cholera en Haïti, nous espérons du Président Martelly, la fougue et le courage nécessaires pour forcer les forces esclavagistes à donner un répit à Haïti en investissant dans une solution vraie et efficace contre le cholera haïtien.

Qu’il s’entoure de collaborateurs aussi courageux, fougueux et compétents pour que son gouvernement arrive à délivrer le changement qu’il a promis au peuple haïtien.

Aujourd’hui, Haïti a désespérément besoin de dirigeants capables et soucieux de la vie du peuple en détresse. Le pays a besoin d’experts qui n’ont pas peur de parler de sommes exorbitantes pour le faire avancer.

Nous devons arrêter de gérer notre pays comme un « petit démêlé » ou un dépanneur. Comment peut-on nous prendre au sérieux quand nous persistons à présenter aux bailleurs de fonds « des projets de petites boutiques » pour un pays de 10 millions d’habitants qui a besoin d’être reconstruit ?


SINON, APRE BAL LA, TANBOU WA AP VIN PI LOU.



Jacob François, MBA



Nos ancêtres, nous ont libérés du joug de l'esclavage. Nous le devons à la nouvelle génération haïtienne d'aider à éliminer l'esclavage mental,et les attitudes négatives pour nous orienter vers un but commun de concert avec le peuple haïtien. Favorisons le patriotisme et l'autodétermination pour propulser Haïti au niveau de nation moderne et qu'il devienne une icône pour le monde dans la lutte contre l'oppression.

http://www.hpp4haiti.com/

http://www.project2000international.org/
312-735-6297

Friday, April 15, 2011

LES PRIORITES DE MICHEL MARTELLY SONT ELLES VRAIMENT SOUTENABLES ?

Haïti est à un moment très sombre de son histoire, les premières déclarations du Président élu Joseph Michel Martelly concernant les priorités de son prochain gouvernement sont aujourd’hui de plus en plus alarmantes à savoir:

Questionné sur le profil de son prochain Premier Ministre, M. Martelly à précisé que son choix se basera sur quelqu’un qui comprend ce qu’il a promis au peuple. Ce qui n’est pas mauvais en soi. Mais quand on considère les promesses faites par M. Martelly durant sa campagne électorale, il y a vraiment de quoi s’inquiéter pour l’avenir du pays. Le président élu a poursuivi:

1) Je promets l'éducation gratuite sur toute l'étendue du territoire d'Haïti et lorsque je partirai au terme de mon mandat, j'aimerai que tous les enfants d’Haïti aillent à l'école. C’est ma priorité.

2) Une autre de mes priorités c'est de reloger ceux qui vivent sous les tentes

3) Ma troisième priorité, c'est la relance de l'agriculture, de telle sorte que les prix baisses et que nous mettions la majorité de nos paysans au travail.»

Ces 3 points tels énumérés par président élu Martelly quoiqu’importants ne devraient pas à mon avis être placés dans cet ordre précis. Car dans le contexte d’un projet de développement durable en Haïti ils constitueraient l’équation parfaite pour garantir que le pays continue sur le chemin de la mendicité.

Certes, la déclaration du prochain président d’Haïti prouve qu’il est de bonne volonté mais malheureusement cette qualité à elle seule ne peut en aucun cas favoriser le développement d’un pays. Nous n’attendons pas que le président soit un expert en tout mais nous espérons qu’il soit a même de bien choisir les cadres qui feront parti de son prochain gouvernement. Nous attendons du président et de son team qu’ils aient le savoir faire, un plan directeur, qu’ils soient capables de présenter des analyses objectives sur les projections, les réalisations, la réévaluation des différents aspects du projet de gouvernement ; de présenter des scenarios des meilleurs et des pires accompagnés d’une planification stratégique… Autant de qualités et compétences nécessaires pour mener la barque d’Haïti au bon port. La compréhension ou la capacité de mettre à exécution une idée est autre chose.

Je dis ceci en qualité d’analyste pas de politicien : « si le président élu, ne change pas au plus vite les priorités de son gouvernement, le pays connaîtra des jours désastreuses dans les 5 prochaines années de son mandat ». Ce que nous ne souhaitions ni pour lui, ni pour le pays. Je le dis parce que les priorités du président élu sont budgétivores et ne sont ni réalisables, ni soutenables à moins que d’autre points cruciaux ne soient abordés avant même de penser à offrir l’éducation gratuite sur toute l’étendue du territoire national, reloger ceux qui vivent sous les tentes ou même relancer l’agriculture nationale.

Il est important pour le prochain gouvernement de comprendre que tout comme le peuple haïtien ne peut plus vivre dans les conditions infrahumaines présentes il ne peut non plus continuer à vivre de belles promesses que ses dirigeants ne peuvent pas délivrer.

Promettre l’école à gogo, un pré-requis de la constitution de 1987 est certainement louable. Mais, même si on mettrait tout le budget national à la disposition de l’état pour exécuter rien que ces 3 points, les deux milliards de dollars du budget ne seraient pas suffisants.

Pour des résultats à court terme, je proposerais plutôt:

1) Qu’on développe des stratégies pour rendre le prix des produits de premières nécessités plus abordables.
2) Qu’on augmente dans nos écoles, le nombre de vacations journaliers pour satisfaire le besoin cuisant de salles de classes à travers tout le pays. Ce qui aussi augmenterait automatiquement le budget du ministère de l’éducation nationale.
3) Utiliser les ONG à vocation de suffisance alimentaire dans les endroits jugés nécessaires par le gouvernement pour apporter un apport substantiel au développement de l’agriculture à un niveau mécanisé.
4) Pour ce qui est de reloger les gens vivants sous les tentes, je ne conteste pas son urgence mais en même temps, il faut faire attention pour que le pays ne fasse pas la mauvaise expérience de la création de super ghettos comme ce fut le cas aux Etats Unis.
Donner une maison à quelqu’un est louable, mais donner lui les outils nécessaires pour prendre soin de sa vie est encore mieux.

A mon avis, pour satisfaire à court terme les promesses faites durant sa campagne électorale, le prochain gouvernement pourrait incorporer ces suggestions à son présent programme.

Ce que d’après moi le gouvernement de M. Martelly devrait prioriser, ce seraient plutôt des stratégies visant à améliorer l’assiette fiscale du pays, pour qu’Haïti ne soit plus relégué au rang des pays visant la mendiencité comme vecteur de croissance.

Il ya 3 points essentiels qu’un gouvernement devrait considérer en vue de jeter les balises nécessaires a augmenter l’assiette fiscale de l’état par ricochet créer l’environnement nécessaire pour arriver à implémenter l’aspect sociale qu’un gouvernement populaire doit mettre en œuvre en vue de soulager la souffrance de la population.

Je tiens à préciser que les points que je vais citer ont aussi des problèmes à contourner tels que l’environnement, impact sociétal… etc.

Il est primordial que le prochain gouvernement se donne pour priorité de :

1) Investir dans l’énergie, être en mesure de générer de l’électricité 24/7 (au moins 1000 MW)
2) Investir dans le domaine de la transportation (maritime, aérienne, ferrière, routière) en ajoutant au moins 2000 kms de routes additionnelles.
3) Investir dans un système de télécommunication mieux adapté, moins cher et plus rentable pour le pays avec au moins 1 million de ligne fixes disponibles pour faire baisser le coût de la télécommunication en Haïti qui aujourd’hui trop énorme, attirer les investisseurs haïtiens et étrangers et contribuer ainsi à la relance de l’économie.

Etant donné que ces investissements aideront à augmenter l’assiette fiscale ils devraient constituer une priorité pour le prochain gouvernement de M. Martelly, pour que le pays ne passe pas 200 autres années à languir en quête d’une vie décente. Le peuple haïtien mérite de vivre dans la dignité et ne peut, par conséquent continuer à péricliter en espérant qu’un jour ses prières arriveront aux oreilles du grand Jéhovah.

Je comprends que dans le contexte d’une campagne électorale c’est souvent la fin qui justifie les moyens, mais un président élu doit se montrer davantage responsable dans ses décisions prioritaires s’il tient vraiment à changer la face de son pays et le diriger vers le chemin du développement durable.

Ce texte est en bref une réponse à l’interview du président élu Michel Martelly donné sur les ondes de La Voix de l’Amérique. Je n’ai pas juge nécessaire de m’étendre sur les détails d’un parfait plan de gouvernement pour Haïti. J’ai tenu à éclairer la lanterne de ceux qui ont écoute le nouveau président élu pour que le débat se dirige vers la bonne direction.


Jacob François, MBA

Nos ancêtres, nous ont libérés du joug de l'esclavage. Nous le devons à la nouvelle génération haïtienne d'aider à éliminer l'esclavage mental,et les attitudes négatives pour nous orienter vers un but commun de concert avec le peuple haïtien. Favorisons le patriotisme et l'autodétermination pour propulser Haïti au niveau de nation moderne et qu'il devienne une icône pour le monde dans la lutte contre l'oppression.
http://www.hpp4haiti.com/
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