EN HAITI, LE VACCIN CONTRE LE CHOLERA DEVRAIT ETRE CONSIDERE DANS UN CADRE PREVENTIF NON DEFINITIF.
Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë causée par la bactérie Vibrion cholera. Il existe différents types de Vibrion cholera, mais en Haïti cette contamination était quasiment inexistante dans les décennies antérieures.
Aujourd’hui, la population haïtienne est malheureusement frappée par la forme la plus meurtrière de la maladie attribuée aux troupes népalaises, membres des Nations Unis en Haïti.
Le bacille choléra 01 est exactement le même qui sévit depuis le mois de septembre 2010 au Népal. Or les soldats népalais sont arrivés en Haïti au mois d’Octobre 2010. Si nous considérons avec soin l’incidence des premiers cas virulents du cholera enregistrés aux environs du camp des troupes népalais, il ressort avec évidence que ces derniers sont à l’origine de ce fléau.
Il n’est pas non plus sans intérêt de noter que le Professeur Piarroux dans son rapport commandité par le ministère français des affaires étrangères a écrit : “ La mission d'investigation révèle le caractère sévère et inhabituel de cette épidémie dont l'origine importée ne fait aucun doute. Elle a démarré aux abords du camp de la Minustah.
Le Ministère des affaires étrangères français a d’ailleurs demandé au scientifique, selon une information publiée par le journal “Le Monde”, “de s’abstenir de tout commentaire public”, car le gouvernement Haïtien ne souhaite pas mettre l’ONU en difficulté.
Lors de son récent passage à Washington, le président élu Michel Martelly a au cours d’un briefing, déclaré avoir plaidé en faveur d’une campagne de vaccination contre le cholera en Haïti. Nous ne condamnons pas cette plaidoirie mais tenons à nous assurer que les experts de la santé de l’équipe qui l’accompagne lui a fait clairement comprendre que la vaccination n’est qu’une solution temporaire et superficiel. Qu’il faudra par conséquent concentrer la plaidoirie sur les solutions radicales et à long terme.
Etant donné l’urgence de la situation haïtienne et la virulence de la bactérie du cholera qui tue nos concitoyens, la vaccination peut s’avérer nécessaire pour diminuer le nombre de mortalité. Mais nous tenons à insister sur le fait que la vaccination ne devrait être envisagée qu’en tant que mesure de lutte complémentaire, non de solution définitive.
Les autorités concernées devraient plutôt se concentrer sur la distribution d’eau saine et de meilleures conditions sanitaires pour contourner cette épidémie en Haïti.
Une simple visite dans les marchés où s’approvisionnent la majorité des haïtiens en produits alimentaires et de premières nécessités suffit pour se convaincre de l’urgence d’une campagne sanitaire en vue de promouvoir le bien fondé d’un environnement sain.
Le niveau d’hygiène en Haïti nécessite une amélioration importante si nous souhaitons combattre cette épidémie. Il faudra doter le pays de sources fiables d’eau potable accessible à toutes les couches de la société. Il faudra également une mobilisation sociale sur tout le territoire national en vue de promouvoir le changement de comportement de nos citoyens : faire comprendre à l’haïtien que la saleté contrairement à ce qu’il croit, tue davantage le noir que les loups-garous, la magie noir… Ajouter à tout cela, il sera important d’instaurer des toilettes sanitaires sur les lieux publiques, les marchés, ainsi que dans les commerces privés principalement les magasins du centre-ville.
Les moustiques, les mouches, les détritus sont autant de problèmes critiques à aborder pour court-circuiter la propagation du cholera et d’autres maladies endémiques qui sévissent en Haïti depuis des décennies et assainir du même coup le pays.
Compte tenu de son résultat éphémère et du coût très élevé qui lui est attribué, une campagne de vaccination contre le cholera en Haïti est à repenser. De plus selon l’organisation Mondiale de la Santé, la vaccination peut donner un faux sentiment de sécurité aux gens vaccinés et aux autorités de santé.
Quant on considère la réalité de la société haïtienne, nous pouvons dire que le défi est de taille et très couteux, surtout pour une population qui associe le mot vaccin ä une immunisation radicale. Or nous savons bien que tel n’est pas le cas pour le vaccin associé à la bactérie Vibrion cholera.
D’ailleurs, deux doses s'avèrent nécessaires pour une protection de 3 à 6 mois. Et pour un cout situé entre $35 à $40 par dose pour une population de 10 millions d’habitants, une campagne de vaccination contre le cholera remontera entre $700 à $800 million de dollars. Ce n’est pas tout, car à cela il faut ajouter le coût de la vraie solution au problème du cholera. Celle qui mettra fin à la menace d’une endémicité cholérique en Haïti.
Dans son projet de lutte contre le cholera en Haïti, le président élu doit à tout prix prioriser :
L’approvisionnement en eau potable (chloration de l’eau, points d’eau protégés, système adéquat d’évacuation des eaux usées), l’assainissement et l’hygiène, le contrôle des latrines, des trous à ordures, des marchés publics y compris les magasins privés, la sensibilisation et la participation active de la population dans des campagnes sanitaires.
L’équipe de santé du futur gouvernement doit écrire et suggérer un programme d’éradication efficient, capable d’enrayer la maladie. Nous ne voulons pas d’une soi-disant solution à faire dormir les crédules. La vie de nos concitoyens est trop précieuse pour l’hypothéquer au prix d’une issue peu couteuse.
Les séquelles de cette contamination doivent être gérées de façon responsable et radicale parce que la durée pour une éradication du vibrion cholera peut aller au delà de plusieurs décennies.
Les troupes des nations unis étant à l’origine de cette épidémie, il leur revient de payer pour son éradication. Par conséquent, nous suggérons la création d’un fond de dédommagement approvisionné par la Minustha pour les familles victimes de cette maladie et l’état haïtien en vue de contourner cette infection à long terme.
Pour traiter efficacement le fléau du cholera en Haïti, nous espérons du Président Martelly, la fougue et le courage nécessaires pour forcer les forces esclavagistes à donner un répit à Haïti en investissant dans une solution vraie et efficace contre le cholera haïtien.
Qu’il s’entoure de collaborateurs aussi courageux, fougueux et compétents pour que son gouvernement arrive à délivrer le changement qu’il a promis au peuple haïtien.
Aujourd’hui, Haïti a désespérément besoin de dirigeants capables et soucieux de la vie du peuple en détresse. Le pays a besoin d’experts qui n’ont pas peur de parler de sommes exorbitantes pour le faire avancer.
Nous devons arrêter de gérer notre pays comme un « petit démêlé » ou un dépanneur. Comment peut-on nous prendre au sérieux quand nous persistons à présenter aux bailleurs de fonds « des projets de petites boutiques » pour un pays de 10 millions d’habitants qui a besoin d’être reconstruit ?
SINON, APRE BAL LA, TANBOU WA AP VIN PI LOU.
Jacob François, MBA
Nos ancêtres, nous ont libérés du joug de l'esclavage. Nous le devons à la nouvelle génération haïtienne d'aider à éliminer l'esclavage mental,et les attitudes négatives pour nous orienter vers un but commun de concert avec le peuple haïtien. Favorisons le patriotisme et l'autodétermination pour propulser Haïti au niveau de nation moderne et qu'il devienne une icône pour le monde dans la lutte contre l'oppression.
http://www.hpp4haiti.com/
http://www.project2000international.org/
312-735-6297




