Thursday, November 17, 2011

UNE DECLARATION DE REMOBILISATION DE L’ARMEE D’HAITI (FADH), DU PRESIDENT MICHEL JOSEPH MARTELLY LE 18 NOVEMBRE 2011 PROCHAIN SERAIT UN AFFRONT A LA NATION HAITIENNE.

L’état haïtien peut-il aujourd’hui financer unearmée entièrement professionnelle au niveau technologique élevé ? Peut-il  maintenant assurer l’éducation civique continue d’une nouvelle force militaire pour éviter les dérapages du passé engendrés par des problèmes sociaux endémique tels : la corruption, le manque de capacités techniques, les violations des droits humains, le manque de transparence et de contrôle, la criminalité et la violence armée ?
Il ne faut pas oublier que l’institution militaire haïtienne connue sous le nom des FADH a été dissoute il n’y pas longtemps pour ses actes arbitraires, coups d’état, violations des droits de la personne, exécutions sommaires…Une force soit disant de protection mais qui a prouvé durant toute son existence que ses principaux attributs ne sont que les coups d’état et la répression de la population haïtienne.  L’armée haïtienne telle que nous nous en souvenons, a été une source constante de conflit et d’insécurité pour les citoyens haïtiens. Souvent mal rémunérés, leurs membres se livraient au vol et à l’extorsion simplement pour pouvoir vivre. Aujourd’hui encore, on observe chez l’haïtien des sentiments d’amertume et de désenchantement à la pensée d’une armée d’horreur et d’atrocité. Les cicatrices sont encore palpables puisque la police haïtienne continue à perpétrer des violations fragrantes des droits de la personne quoique le taux ne soit pas aussi élevé que durant l’ère militaire en Haïti.
A part les militaires indigénistes ayant aboutit à l’indépendance d’Haïti, que l’haïtien peut compter comme un patrimoine national, toutes autres formes de police et de milice en Haïti ne font depuis des décennies, qu’opérer au détriment de la nation Haïtienne.

Le caractère budgétivore d’un réplica de la FADH le rend aujourd’hui encore moins attrayant. La précarité des conditions financières  d’Haïti n’est pas propice pour le moment à la remobilisation d’une armée nationale. Il faut à tout prix éviter les erreurs du passé comme de donner des armes à des individus mal entrainés, non-qualifiés, sous-payés qui ne pensent qu’à rançonner la population dans son ensemble pour palier à leurs problèmes économiques.

Nos chefs d’état utilisaient avant tout l’armée pour se maintenir au pouvoir, réprimer les manifestations populaires sans aucune considération pour le peuple haïtien.  La FADH a été détruit de son propre gré, si Michel Joseph Martelly veut garder le pouvoir, il ne peut le faire que démocratiquement en assurant de ce fait les besoins vitaux du peuple.  Les vieux jeux de 1980 ne peuvent pas se rééditer et Haïti a d’autres projets plus pressants dans le court terme et pour lesquels nous n’avons pas encore de capitaux. Reconstituer une armée sous l’égide d’institutions faibles telles qu’elles existent aujourd’hui ne fera qu’aggraver la situation précaire dans laquelle sévit le pays depuis trop longtemps.

Notons simplement que le rôle principal de l’armée militaire est de s’occuper de la sécurité extérieure et de la défense des frontières ; alors que celui de la police est d’assurer la sécurité intérieure. Ne serait-il pas préférable pour le bien d’Haïti et de son peuple, que le gouvernement du président Martelly axe ses priorités sur l’importance d’une meilleure police haïtienne puisqu’aujourd’hui c’est plutôt la sécurité intérieure qui est menacée ? Ce qu’il faut à Haïti c’est une police bien entrainée capable d’assurer la sécurité intérieure et à même de prendre la relève de la Minustah.
Il convient néanmoins de rester prudent et insistersur le fait que nous ne sommes pas contre l’existence d’une armée haïtienne. Par ailleurs, nous pensons que le contexte actuel n’est pas propice à la mobilisation d’une armée nationale construite à la va-vite. Le développent du pays à travers l’agrandissement de l’assiette fiscale peut éventuellement créer l’atmosphère propice a une armée d’Haïti a une date ultérieure, pour l’instant cette idée de remobilisation sur quelque soit la forme doit être un projet axé sur le futur développement économique du pays calibrée sur un taux de croissance bien définis et un bien être social en Haïti basée sur les indices de comparaison mondial.

Nous du projet prioritaire haïtiens prônons une Haïti libre et économiquement indépendante et l’institution militaire sans une base de revenue interne pour le supporter va augmenter la dépendance d’Haïti des pays dits amis. Une nouvelle force militaire doit être fondée sur des normes démocratiques et le respect des droits du citoyen haïtien. Elle doit apprendre à se conformer aux principes fondamentaux des lois qui régissent le pays. Elle doit être établie sur un processus et une politique clairement définis qui visent à améliorer ses capacités institutionnelles et humaines pour que la politique de sécurité du pays arrive à fonctionner efficacement et équitablement.

Si Michelle Martelly remobilise l’armée sur quelque soit la forme ou juste par une  simple déclaration tandis que les victimes du séisme croupissent encore dans la crasse, souffre d’une manque d’électricité endémique, les routes ne sont pas construites, le taux de chômage ne se rabaisse pas, les gens n’ont pas plus d’accès a la communication, la sante, l’internet , le cout de la vie continue a grimper, il serait méchant de sa part de parler d’une institution aussi bidon, tandis que les besoins prioritaires du pays n’ont pas encore été abordés adéquatement.
Ajoutons au passage le préambule de la constitution de 1987 qui dans son énoncé montre déjà clairement à un gouvernement munis ou non-muni d’un plan de développement les traces à suivre pour offrir un mieux être à un peuple qui pendant plus que 200 ans est en quête de vivre dans la dignité. Vivre dans la dignité ne nécessite pas un composant militaire.
Le Peuple Haïtien proclame la présente Constitution : Pour garantir ses droits inaliénables et imprescriptibles à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur ; conformément à son Acte d'indépendance de 1804 et à la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948.

Pour constituer une nation haïtienne socialement juste, économiquement libre et politiquement indépendante.

Pour rétablir un État stable et fort, capable de protéger les valeurs, les traditions, la souveraineté, l'indépendance et la vision nationale.

Pour implanter la démocratie qui implique le pluralisme idéologique et l'alternance politique et affirmer les droits inviolables du Peuple Haïtien.

Pour fortifier l'unité nationale, en éliminant toutes discriminations entre les populations des villes et des campagnes, par l'acceptation de la communauté de langues et de culture et par la reconnaissance du droit au progrès, à l'information, à l'éducation, à la santé, au travail et au loisir pour tous les citoyens.

Pour assurer la séparation, et la répartition harmonieuse des Pouvoirs de l'État au service des intérêts fondamentaux et prioritaires de la Nation.

Pour instaurer un régime gouvernemental basé sur les libertés fondamentales et le respect des droits humains, la paix sociale, l'équité économique, la concertation et la participation de toute la population aux grandes décisions engageant la vie nationale, par une décentralisation effective.


Nous souhaitons que Joseph Michel Martelly se donne le devoir de nous faire savoir comment il va s’y prendre pour agrandir l’assiette fiscale, créer la richesse nationale pour le bien être du plus grand nombre tout en faisant de la mobilisation d’une force militaire sa priorité. « Lorsqu’elles sont mal formées, sous-équipées, mal gérées et irrégulièrement payées, les forces de sécurité contribuent à l’insécurité en se rendant coupables de graves violations des droits de l’homme ». a déclaré Ban Ki-Moon lui-même. Aujourd’hui la priorité du gouvernement doit être de bien gérer les problèmes existants pas d’en créer de nouvelles. Nous comprenons l’importance pour un nouveau président de respecter les promesses faites à ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir mais monsieur le président « chaque chose en son temps » !



Projet Prioritaire Haïtien (PPH)

 Nos ancêtres, nous ont libérés du joug de l'esclavage. Nous le devons à la nouvelle génération haïtienne d'aider à éliminer l'esclavage mental,et les attitudes négatives pour nous orienter vers un but commun de concert avec le peuple haïtien. Favorisons le patriotisme et l'autodétermination pour propulser Haïti au niveau de nation moderne et qu'il devienne une icône pour le monde dans la lutte contre l'oppression.
312-735-6297

Tuesday, April 26, 2011

L’ONU DOIT DEDOMMAGER LES VICTIMES DU CHOLERA ET L’ETAT HAITIEN POUR LE TRAITEMENT DES SEQUELLES A LONG TERME.

EN HAITI, LE VACCIN CONTRE LE CHOLERA DEVRAIT ETRE CONSIDERE DANS UN CADRE PREVENTIF NON DEFINITIF.

Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë causée par la bactérie Vibrion cholera. Il existe différents types de Vibrion cholera, mais en Haïti cette contamination était quasiment inexistante dans les décennies antérieures.

Aujourd’hui, la population haïtienne est malheureusement frappée par la forme la plus meurtrière de la maladie attribuée aux troupes népalaises, membres des Nations Unis en Haïti.

Le bacille choléra 01 est exactement le même qui sévit depuis le mois de septembre 2010 au Népal. Or les soldats népalais sont arrivés en Haïti au mois d’Octobre 2010. Si nous considérons avec soin l’incidence des premiers cas virulents du cholera enregistrés aux environs du camp des troupes népalais, il ressort avec évidence que ces derniers sont à l’origine de ce fléau.

Il n’est pas non plus sans intérêt de noter que le  Professeur Piarroux dans son rapport commandité par le ministère français des affaires étrangères a écrit : “ La mission d'investigation révèle le caractère sévère et inhabituel de cette épidémie dont l'origine importée ne fait aucun doute. Elle a démarré aux abords du camp de la Minustah.

Le Ministère des affaires étrangères français a d’ailleurs demandé au scientifique, selon une information publiée par le journal “Le Monde”, “de s’abstenir de tout commentaire public”, car le gouvernement Haïtien ne souhaite pas mettre l’ONU en difficulté.


Lors de son récent  passage à Washington, le président élu Michel Martelly a au cours d’un briefing, déclaré avoir plaidé en faveur d’une campagne de vaccination contre le cholera en Haïti. Nous ne condamnons pas cette plaidoirie mais tenons à nous assurer que les experts de la santé de l’équipe qui l’accompagne lui a fait clairement comprendre que la vaccination n’est qu’une solution temporaire et superficiel. Qu’il faudra par conséquent concentrer la plaidoirie sur les solutions radicales et à long terme.

Etant donné l’urgence de la situation haïtienne et la virulence de la bactérie du cholera qui tue nos concitoyens, la vaccination peut s’avérer nécessaire pour diminuer le nombre de mortalité. Mais nous tenons à insister sur le fait que la vaccination ne devrait être envisagée qu’en tant que mesure de lutte complémentaire, non de solution définitive.

Les autorités concernées devraient plutôt se concentrer sur la distribution d’eau saine et de meilleures conditions sanitaires pour contourner cette épidémie en Haïti.

Une simple visite dans les marchés où s’approvisionnent la majorité des haïtiens en produits alimentaires et de premières nécessités suffit pour se convaincre de l’urgence d’une campagne sanitaire en vue de promouvoir le bien fondé d’un environnement sain.

Le niveau d’hygiène en Haïti nécessite une amélioration importante si nous souhaitons combattre cette épidémie. Il faudra doter le pays de sources fiables d’eau potable accessible à toutes les couches de la société. Il faudra également une mobilisation sociale sur tout le territoire national en vue de promouvoir le changement de comportement de nos citoyens : faire comprendre à l’haïtien que la saleté contrairement à ce qu’il croit, tue davantage le noir que les loups-garous, la magie noir   Ajouter à tout cela, il sera important d’instaurer des toilettes sanitaires sur les lieux publiques, les marchés,  ainsi que dans les commerces privés principalement les magasins du centre-ville.

Les moustiques, les mouches, les détritus sont autant de problèmes critiques à aborder pour court-circuiter la propagation du cholera et d’autres maladies endémiques qui sévissent en Haïti depuis des décennies et assainir du même coup le pays.

Compte tenu de son résultat éphémère et du coût très élevé qui lui est attribué, une campagne de vaccination contre le cholera en Haïti est à repenser. De plus selon l’organisation Mondiale de la Santé, la vaccination peut donner un faux sentiment de sécurité aux gens vaccinés et aux autorités de santé.

Quant on considère la réalité de la société haïtienne, nous pouvons dire que le défi est de taille et très couteux, surtout pour une population qui associe le mot vaccin ä une immunisation radicale. Or nous savons bien que tel n’est pas le cas pour le vaccin associé à la bactérie Vibrion cholera.

D’ailleurs, deux doses s'avèrent nécessaires pour une protection de 3 à 6 mois. Et pour un cout situé entre $35 à $40 par dose pour une population de 10 millions d’habitants, une campagne de vaccination contre le cholera remontera entre $700 à $800 million de dollars. Ce n’est pas tout, car à cela il faut ajouter le coût de la vraie solution au problème du cholera. Celle qui mettra fin à la menace d’une endémicité cholérique en Haïti.

Dans son projet de lutte contre le cholera en Haïti, le président élu doit à tout prix prioriser :

L’approvisionnement en eau potable (chloration de l’eau, points d’eau protégés, système adéquat d’évacuation des eaux usées), l’assainissement et l’hygiène, le contrôle des latrines, des trous à ordures, des marchés publics y compris les magasins privés, la sensibilisation et la participation active de la population dans des campagnes sanitaires.

L’équipe de santé du futur gouvernement doit écrire et suggérer un programme d’éradication efficient, capable d’enrayer la maladie. Nous ne voulons pas d’une soi-disant solution à faire dormir les crédules. La vie de nos concitoyens est trop précieuse pour l’hypothéquer au prix d’une issue peu couteuse.

Les séquelles de cette contamination doivent être gérées de façon responsable et radicale parce que la durée pour une éradication du vibrion cholera peut aller au delà de plusieurs décennies.

Les troupes des nations unis étant à l’origine de cette épidémie, il leur revient de payer pour son éradication. Par conséquent, nous suggérons la création d’un fond de dédommagement  approvisionné par la Minustha pour les familles victimes de cette maladie et l’état haïtien en vue de contourner cette infection à long terme.

Pour traiter efficacement le fléau du cholera en Haïti, nous espérons du Président Martelly, la fougue et le courage nécessaires pour forcer les forces esclavagistes à donner un répit à Haïti en investissant dans une solution vraie et efficace contre le cholera haïtien.

Qu’il s’entoure de collaborateurs aussi courageux, fougueux et compétents pour que son gouvernement arrive à délivrer le changement qu’il a promis au peuple haïtien.

Aujourd’hui, Haïti a désespérément besoin de dirigeants capables et soucieux de la vie du peuple en détresse. Le pays a besoin d’experts qui n’ont pas peur de parler de sommes exorbitantes pour le faire avancer.

Nous devons arrêter de gérer notre pays comme un « petit démêlé » ou un dépanneur. Comment peut-on nous prendre au sérieux quand nous persistons à présenter aux bailleurs de fonds « des projets de petites boutiques » pour un pays de 10 millions d’habitants qui a besoin d’être reconstruit ?


SINON, APRE BAL LA, TANBOU WA AP VIN PI LOU.



Jacob François, MBA



Nos ancêtres, nous ont libérés du joug de l'esclavage. Nous le devons à la nouvelle génération haïtienne d'aider à éliminer l'esclavage mental,et les attitudes négatives pour nous orienter vers un but commun de concert avec le peuple haïtien. Favorisons le patriotisme et l'autodétermination pour propulser Haïti au niveau de nation moderne et qu'il devienne une icône pour le monde dans la lutte contre l'oppression.

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Friday, April 15, 2011

LES PRIORITES DE MICHEL MARTELLY SONT ELLES VRAIMENT SOUTENABLES ?

Haïti est à un moment très sombre de son histoire, les premières déclarations du Président élu Joseph Michel Martelly concernant les priorités de son prochain gouvernement sont aujourd’hui de plus en plus alarmantes à savoir:

Questionné sur le profil de son prochain Premier Ministre, M. Martelly à précisé que son choix se basera sur quelqu’un qui comprend ce qu’il a promis au peuple. Ce qui n’est pas mauvais en soi. Mais quand on considère les promesses faites par M. Martelly durant sa campagne électorale, il y a vraiment de quoi s’inquiéter pour l’avenir du pays. Le président élu a poursuivi:

1) Je promets l'éducation gratuite sur toute l'étendue du territoire d'Haïti et lorsque je partirai au terme de mon mandat, j'aimerai que tous les enfants d’Haïti aillent à l'école. C’est ma priorité.

2) Une autre de mes priorités c'est de reloger ceux qui vivent sous les tentes

3) Ma troisième priorité, c'est la relance de l'agriculture, de telle sorte que les prix baisses et que nous mettions la majorité de nos paysans au travail.»

Ces 3 points tels énumérés par président élu Martelly quoiqu’importants ne devraient pas à mon avis être placés dans cet ordre précis. Car dans le contexte d’un projet de développement durable en Haïti ils constitueraient l’équation parfaite pour garantir que le pays continue sur le chemin de la mendicité.

Certes, la déclaration du prochain président d’Haïti prouve qu’il est de bonne volonté mais malheureusement cette qualité à elle seule ne peut en aucun cas favoriser le développement d’un pays. Nous n’attendons pas que le président soit un expert en tout mais nous espérons qu’il soit a même de bien choisir les cadres qui feront parti de son prochain gouvernement. Nous attendons du président et de son team qu’ils aient le savoir faire, un plan directeur, qu’ils soient capables de présenter des analyses objectives sur les projections, les réalisations, la réévaluation des différents aspects du projet de gouvernement ; de présenter des scenarios des meilleurs et des pires accompagnés d’une planification stratégique… Autant de qualités et compétences nécessaires pour mener la barque d’Haïti au bon port. La compréhension ou la capacité de mettre à exécution une idée est autre chose.

Je dis ceci en qualité d’analyste pas de politicien : « si le président élu, ne change pas au plus vite les priorités de son gouvernement, le pays connaîtra des jours désastreuses dans les 5 prochaines années de son mandat ». Ce que nous ne souhaitions ni pour lui, ni pour le pays. Je le dis parce que les priorités du président élu sont budgétivores et ne sont ni réalisables, ni soutenables à moins que d’autre points cruciaux ne soient abordés avant même de penser à offrir l’éducation gratuite sur toute l’étendue du territoire national, reloger ceux qui vivent sous les tentes ou même relancer l’agriculture nationale.

Il est important pour le prochain gouvernement de comprendre que tout comme le peuple haïtien ne peut plus vivre dans les conditions infrahumaines présentes il ne peut non plus continuer à vivre de belles promesses que ses dirigeants ne peuvent pas délivrer.

Promettre l’école à gogo, un pré-requis de la constitution de 1987 est certainement louable. Mais, même si on mettrait tout le budget national à la disposition de l’état pour exécuter rien que ces 3 points, les deux milliards de dollars du budget ne seraient pas suffisants.

Pour des résultats à court terme, je proposerais plutôt:

1) Qu’on développe des stratégies pour rendre le prix des produits de premières nécessités plus abordables.
2) Qu’on augmente dans nos écoles, le nombre de vacations journaliers pour satisfaire le besoin cuisant de salles de classes à travers tout le pays. Ce qui aussi augmenterait automatiquement le budget du ministère de l’éducation nationale.
3) Utiliser les ONG à vocation de suffisance alimentaire dans les endroits jugés nécessaires par le gouvernement pour apporter un apport substantiel au développement de l’agriculture à un niveau mécanisé.
4) Pour ce qui est de reloger les gens vivants sous les tentes, je ne conteste pas son urgence mais en même temps, il faut faire attention pour que le pays ne fasse pas la mauvaise expérience de la création de super ghettos comme ce fut le cas aux Etats Unis.
Donner une maison à quelqu’un est louable, mais donner lui les outils nécessaires pour prendre soin de sa vie est encore mieux.

A mon avis, pour satisfaire à court terme les promesses faites durant sa campagne électorale, le prochain gouvernement pourrait incorporer ces suggestions à son présent programme.

Ce que d’après moi le gouvernement de M. Martelly devrait prioriser, ce seraient plutôt des stratégies visant à améliorer l’assiette fiscale du pays, pour qu’Haïti ne soit plus relégué au rang des pays visant la mendiencité comme vecteur de croissance.

Il ya 3 points essentiels qu’un gouvernement devrait considérer en vue de jeter les balises nécessaires a augmenter l’assiette fiscale de l’état par ricochet créer l’environnement nécessaire pour arriver à implémenter l’aspect sociale qu’un gouvernement populaire doit mettre en œuvre en vue de soulager la souffrance de la population.

Je tiens à préciser que les points que je vais citer ont aussi des problèmes à contourner tels que l’environnement, impact sociétal… etc.

Il est primordial que le prochain gouvernement se donne pour priorité de :

1) Investir dans l’énergie, être en mesure de générer de l’électricité 24/7 (au moins 1000 MW)
2) Investir dans le domaine de la transportation (maritime, aérienne, ferrière, routière) en ajoutant au moins 2000 kms de routes additionnelles.
3) Investir dans un système de télécommunication mieux adapté, moins cher et plus rentable pour le pays avec au moins 1 million de ligne fixes disponibles pour faire baisser le coût de la télécommunication en Haïti qui aujourd’hui trop énorme, attirer les investisseurs haïtiens et étrangers et contribuer ainsi à la relance de l’économie.

Etant donné que ces investissements aideront à augmenter l’assiette fiscale ils devraient constituer une priorité pour le prochain gouvernement de M. Martelly, pour que le pays ne passe pas 200 autres années à languir en quête d’une vie décente. Le peuple haïtien mérite de vivre dans la dignité et ne peut, par conséquent continuer à péricliter en espérant qu’un jour ses prières arriveront aux oreilles du grand Jéhovah.

Je comprends que dans le contexte d’une campagne électorale c’est souvent la fin qui justifie les moyens, mais un président élu doit se montrer davantage responsable dans ses décisions prioritaires s’il tient vraiment à changer la face de son pays et le diriger vers le chemin du développement durable.

Ce texte est en bref une réponse à l’interview du président élu Michel Martelly donné sur les ondes de La Voix de l’Amérique. Je n’ai pas juge nécessaire de m’étendre sur les détails d’un parfait plan de gouvernement pour Haïti. J’ai tenu à éclairer la lanterne de ceux qui ont écoute le nouveau président élu pour que le débat se dirige vers la bonne direction.


Jacob François, MBA

Nos ancêtres, nous ont libérés du joug de l'esclavage. Nous le devons à la nouvelle génération haïtienne d'aider à éliminer l'esclavage mental,et les attitudes négatives pour nous orienter vers un but commun de concert avec le peuple haïtien. Favorisons le patriotisme et l'autodétermination pour propulser Haïti au niveau de nation moderne et qu'il devienne une icône pour le monde dans la lutte contre l'oppression.
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